Mon enfant se réveille trop tôt : pourquoi et que faire ?
- costanzamelanie
- 29 déc. 2025
- 3 min de lecture
5h du matin. Vous entendez des petits pieds s’agiter… et vous savez que la journée commence. Pas simple quand on rêve d’un peu plus de sommeil ! Et si on décryptait ensemble ce qui pousse votre enfant à se lever si tôt, et surtout ce que vous pouvez faire pour l’aider à rester au lit un peu plus longtemps ?
Première observation : quelle est l’humeur de votre enfant au réveil ?
C’est un excellent point de départ. Demandez-vous :
Se réveille-t-il en pleine forme, souriant, prêt à jouer ?
Ou au contraire grognon, fatigué, voire en larmes ?
L’humeur du matin est un véritable indice sur les mécanismes de sommeil de votre enfant et sur ce qui déclenche les réveils matinaux.
Les réveils matinaux
Qu’appelle-t-on un “réveil matinal” ?
On parle généralement d’un réveil matinal lorsqu’il a lieu avant 5h. Mais cette notion reste personnelle : pour certaines familles, 6h00 est acceptable ; pour d’autres, tout ce qui se passe avant 7h00 semble trop tôt.
Ce qui compte, c’est l’équilibre global des horaires de sommeil de votre enfant, et le ressenti de votre famille.
Réveil matinal : Si votre enfant se réveille joyeux
Bonne humeur au saut du lit ? Un réveil souriant peut indiquer :
Un excès de sommeil cumulé : siestes trop longues, siestes tardives, coucher trop tôt, ou sieste du matin proposée trop vite. Parfois, une transition dans le nombre de siestes est en cours.
Une grande phase d’acquisition : langage, développement moteur, marche… Votre enfant veut simplement s’exercer dès le réveil !
Son rythme du moment, lié à son développement ou à l’évolution des cycles de sommeil.
Réveil matinal : Si votre enfant se réveille grognon
Dans ce cas, quelques points à vérifier :
L’inconfort physique : faim, couche débordante, poussées dentaires, petit rhume…
Le manque de sommeil : coucher trop tardif, sieste manquée, environnement de sommeil perturbé.
Un sommeil trop court ou de mauvaise qualité peut facilement mener à des réveils matinaux difficiles.
Deux situations particulières à garder en tête
La fin de nuit = un sommeil plus léger
Le corps se prépare naturellement au réveil : le moindre bruit, la lumière naturelle qui filtre malgré les rideaux, un mouvement… et l’enfant se réveille. Certains le vivent joyeusement, d’autres non. Pour cette raison, l’usage de volets occultants, ou rideaux occultants peut vraiment aider à prolonger la nuit.
Le besoin de lien
La nuit est la plus longue séparation entre vous et votre enfant. Se réveiller tôt peut être sa manière de retrouver votre présence rassurante.
Que faire quand les réveils sont (vraiment) trop matinaux ?
Une fois la cause identifiée, vous pouvez tester quelques petites astuces pour aider votre enfant à prolonger sa nuit (et la vôtre) :
Allez le voir rapidement, mais restez en mode nuit : lumière faible, voix douce, peu d’interactions. Cela lui signale que ce n’est pas encore l’heure de se lever.
Expliquez-lui calmement que ce n’est pas encore l’heure. Le ton et la répétition suffisent souvent.
Utilisez les ressources qui favorisent le sommeil : tétée, câlin, bercement, un moment dans le lit parental …
Vérifiez l’environnement de sommeil : orientation du lit, lumière naturelle, température, perturbateurs possibles, ambiance calme…
Pour les plus grands, une veilleuse programmable peut aussi aider à donner un repère visuel clair de l’heure d’éveil acceptée.
Et s’il est tranquille dans son lit ?
S’il babille ou chante calmement sans vous appeler, laissez-lui une chance de se rendormir. Cette phase calme est bénéfique et peut encourager, à terme, une autonomie du sommeil plus solide. Quand il est vraiment l’heure, reprenez vos rituels habituels : volets ouverts, lumière naturelle, petit-déjeuner, jeux… Avec un vrai protocole de réveil : « Maintenant, c’est bon, la journée commence ! »
Ajuster le rythme alimentaire
Les repas et biberons sont de vrais marqueurs de temps pour l’horloge circadienne. Si vous sentez que votre enfant peut patienter un peu, essayez de décaler légèrement le
petit-déjeuner de quelques minutes chaque jour.
Mais bien sûr, si c’est la faim qui le réveille, inutile d’attendre !
En fin de nuit, le taux de mélatonine, l’hormone du sommeil, baisse naturellement. Le sommeil devient plus léger, et il est normal que votre enfant ait plus de mal à se rendormir.
Et soyons honnêtes… c’est aussi vrai pour les adultes !
Retrouver des matins plus paisibles
Les réveils à l’aube peuvent être éprouvants, surtout lorsqu’ils deviennent quotidiens. Mais dans la majorité des cas, ils ne traduisent pas un vrai trouble du sommeil. Souvent, quelques ajustements dans le rythme, l’environnement ou les habitudes suffisent à faire une grande différence.
Et si malgré tout les réveils précoces persistent, je serai ravie de vous accompagner pour comprendre ce qui se joue et trouver, ensemble, ce qui convient à votre famille.
👉 Prenez rendez-vous ici pour que l’on en parle ensemble.




